Jeunesse…


Difficile d’exalter le cœur de jeunes désœuvrés, quand on ne leur propose pour idéal qu’une République désincarnée. Une République qui vise à les dépecer de toute leur individualité, les vider de toute attache charnelle. Elle veut les uniformiser, les fondre dans le même moule. 

Elle les maintient dans une fête permanente, leur promet des lendemains chantants dans un paradis artificiel. Elle leur martèle l’égalité, une vie dénuée d’aspérité. Elle n’éveille en eux aucune ambition. Et dans cet univers molletonné, dont elle tente d’exclure les frustrations, se développent pourtant des désirs de plus, des envies d’ailleurs, des aspirations à la transcendance. Les rêves de grandeur étouffés nourrissent des fantasmes guerriers ou s’évaporent dans l’abrutissement matériel. Parce que l’horizon est bouché, ou le jeune s’immerge dans le vide de la modernité, ou il tente de s’en évader. 

Envie d’ailleurs, envie d’avant. La gloire est un astre brillant, elle a aguiché l’œil de tout temps. Mais encore faut-il lui trouver un vecteur qui ait du sens. 

Comment grandir et s’accomplir? Comment marquer son siècle? 
K.N.A

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Réflexion sur la Liberté

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« La vraie liberté, c’est de pouvoir toute chose sur soi. » Montaigne

Le terme “ultra  libéral” m’intrigue. Le libéralisme est à mes yeux un courant intellectuel s’efforçant de garantir à chacun que ses libertés soient respectées.

La liberté ne s’exerce que sur soi même, elle ne donne pas de droit sur autrui. Par conséquent comment pourrait-il y avoir un abus de liberté, comment pourrions nous exercer trop de droits sur nous même? C’est absurde!

Les opposants au libéralisme ont peur d’une société où tout leur échappe. Où ils ne peuvent contrôler l’attitude de leur voisin, les catastrophes naturelles, la faillite des entreprises…. Comme le rappelait  cet article  l’homme est capable d’échanger sa liberté contre la promesse de la sécurité. Mais aucune institution aussi puissante soit-elle ne peut garantir la sécurité absolue. En donnant du pouvoir à autrui en échange de sa protection, on ne fait que se réduire en esclavage.

Il existe des cas où l’individu est prêt à donner à autrui des prérogatives sur ses biens, en échange d’un service. Il s’agit alors d’un contrat entre deux individus consentants. Untel me prête de l’argent, je lui promets de le rembourser à telle date. Et si je n’honore pas cet engagement, il  aura le droit de prendre ma maison. Les termes du contrat sont clairs, chaque partie signe.

Mais qu’en est-il des contrats implicites? Les citoyens (et résidents)  de la République Française sont censés respecter les lois édictées par le pouvoir législatif.  Pour chaque loi votée, on ne demande pas au citoyen de signer un contrat.  Il parait que nul n’est censé ignorer la loi. Pourtant qui peut se targuer aujourd’hui de maîtriser sur le bout des doigts l’ensemble du droit français ?

L’inflation législative observée ces dernières années est pernicieuse. Aucun citoyen (ou résident d’un pays) ne peut connaître toutes les lois, pourtant on attend de lui qu’il les respecte toutes. A ce rythme-là, il faudra bientôt consulter le code pénal avant de pouvoir faire un pas dans la rue (j’exagère à peine). Bon dans ce cas, qu’est-ce qu’un bon système législatif, me direz-vous ? Eh bien, même s’il est difficile de définir un ensemble de lois parfait, on peut dégager quelques principes, qui s’ils étaient appliqués, assainiraient bien les choses.

Le principe le plus évident, c’est « pas de crime sans victime ». Si je veux fumer de la marijuana, cela ne regarde que moi, je n’agresse personne. Au nom de quoi devrait-on me l’interdire ? Ce principe découle de la définition même de liberté. La liberté ne s’exerce que sur soi.

Bien, mais qu’en est-il des contrats signés entre chaque individu ? Si l’un n’honore pas ses engagements, à quel arbitre peut-on faire appel ? Dans l’idéal, il faudrait qu’en signant le contrat, les deux protagonistes désignent aussi un arbitre.  Choisi par les deux parties, celui –ci serait « légitime ». Mais même là, on pourrait multiplier les arbitres, cela ne changerait rien. L’arbitre au fond, ne peut être qu’un médiateur. En lisant cela, le voleur sur le point d’être jugé se dira qu’il ferait mieux de contester la légitimité du juge qui décidera de son avenir, car il ne l’a pas choisi. Cette réflexion a priori absurde pose quand même une question intéressante. Par qui sont nommés les juges ? Pas par moi, simple citoyen, en tout cas. En quoi sont-ils légitimes pour me juger ?

Le problème du contrat implicite passé entre l’habitant d’un pays et l’état qui administre ledit pays, est réel. A force de déléguer aux autres le droit de faire la loi sur des sujets de plus en plus vastes, on se retrouve aux prises avec des individus qui ont des droits sur nous, sans qu’on n’ait signé de contrat avec ces personnes. C’est ainsi qu’on aboutit à la tyrannie de la majorité exercée sur l’individu. La seule Loi qui vaille à mes yeux, est celle qui consacre la Liberté comme principe inviolable. Chacun a des droits sur ce qu’il possède (son corps, ses biens), et ces droits sont inaliénables.

Bien sûr une fois énoncés ces principes, l’application en est plus complexe. Par exemple les parents, ont-ils des droits sur leur enfant ? Au nom de quoi ? Jusqu’à quand ? Les prisonniers, de quel droit les prive-t-on de liberté ? Autant de questions auxquelles je n’ai pas de réponses définitives à donner (je n’ai pas la science infuse 🙂   ).

Mais imaginez un monde où  chacun serait guidé par le Respect de la Liberté et de la Propriété d’autrui.  Un monde où on ne pourrait pas vous empêcher d’exprimer vos opinions sous prétexte qu’elles choquent un certain nombre de personnes, où on ne vous interdirait pas de travailler le jour qui vous convient…. Les tyrans ne tirent leur force que des masses qui les laissent faire. A bon entendeur…

Certains débattent pour savoir si le libéralisme est une idéologie parmi d’autres. Ceux qui n’ont pour horizon que l’Etat pourraient me reprocher d’être prisonnière de mon idéologie libérale comme eux le sont de leur dogme « étatico-collectiviste ». Eh bien, soit ! Je préfère être prisonnière de…la liberté (!) que soumise à l’égalitarisme totalitaire. Chacun son truc.

K.N.A

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« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »

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La Science dans le sens le plus communément admis aujourd’hui obéit à une logique implacable. Les mathématiques, et la physique peuvent être en ce sens qualifiées de sciences formelles . Il existe dans ces disciplines une rigueur extrême, rigueur nécessaire pour éviter les erreurs. La Science se veut donc objective. Elle se donne pour but de trouver La Vérité.Pour se faire, elle se base sur la démonstration formelle, et sur l’expérience qui vient appuyer cette démonstration.

La Conscience se rapporte à quelque chose de plus subjectif. C’est la perception qu’on a de soi, et plus largement du monde qui nous entoure. On parle aussi de conscience dans le sens d’éthique et de morale. Finalement la conscience, c’est peut-être ce qui permet d’interroger la science et de faire vaciller les certitudes. C’est la liberté que prend le sujet par rapport à un ordre (quel qu’il soit) qui lui est imposé. La con-science accompagne donc la science.

Pour parvenir à la Vérité, l’homme va modéliser le réel, en utilisant sa Raison. Grâce à cela, il rend le monde qui l’entoure intelligible. Il rationalise.

Mais qu’est-ce que la raison? Elle peut être définie comme la capacité de discernement d’un être humain. Le discernement c’est distinguer le vrai du faux, le réel du virtuel, etc. .Pour cela l’être humain doit comparer, mesurer. Raison vient en effet du latin ratio qui signifie calcul ou mesure.

Quelle est la place de la subjectivité dans cette rationalisation rigoureuse du monde? La subjectivité s’affranchit des limites imposées par les démonstrations formelles. Cette subjectivité peut se manifester par une forme d’originalité, de curiosité, d’imagination; qui pousse l’être humain à s’affranchir des lois qui régissent le monde. Par lois j’entends aussi bien lois humaines (juridiques), que lois « naturelles » (physiques, chimiques). Ces lois sont sans cesse remises en questions lorsque de nouvelles découvertes son faites. Elles s’adaptent à l’état des mœurs et des connaissances de l’époque à laquelle vit celui ou ceux qui les élaborent.

D’autre part l’âme au sens psychologiques du terme renvoie à l’expérience personnelle du sujet. Elle constitue un monde intangible et mystérieux que l’on ne saurait modéliser par des chiffres. Selon les époques le mot âme a pris différents sens qui se rejoignent. La psyché, ce principe vital qui permet à la matière de ne plus être seulement matière , c’est le souffle qui anime la matière et la rend vivante. Les plus fervents partisans du physicalisme vous répondront que le mental se réduit à quelque chose de physique. Les découvertes en neurosciences leurs fournissent des arguments. La science de l’infiniment petit progresse et on découvre que ce qu’on pensait immatériel est en fait transporté par d’infimes particules. Néanmoins l’âme reste quelque chose d’unique, modelé par l’histoire de chacun. C’est à travers ce prisme que l’être humain perçoit le monde qui l’entoure.

La subjectivité de l’être humain est donc sa liberté intrinsèque. Celle qui le pousse à questionner l’ordre existant, imposé ou du moins mis en place par ses pairs.

L’homme peut essayer d’instituer un ordre, un système  en s’appuyant sur  la Raison. En effet on peut tenter d’imposer sa vision à autrui en lui signifiant que notre conviction se base sur la logique. Mais toute démonstration repose sur un postulat de départ, qui peut être erroné. L’autre peut nous permettre de remettre en cause ce postulat. Cette remise en cause est la condition nécessaire pour découvrir.

Lorsqu’on fait appel à la Raison d’un être humain, il faut percevoir ses limites. La Raison est une et multiple. Elle se nourrit de chacun pour grandir. Les connaissances des uns, apportent aux autres. Par conséquent la Raison ne peut s’imposer. Car personne ne détient la Raison, nous portons chacun en nous des bouts de raison. Oui, finalement la raison n’est qu’un modèle de pensée, une façon particulière de percevoir le monde, et le représenter.  Donc la Raison qu’on voudrait objective et parfaite, est subjective.

L’homme de science est donc quelqu’un qui doute. Pourtant la science peut servir de prétexte pour imposer des dogmes totalitaires.

En effet le  danger est présent lorsqu’un individu considère qu’il est le seul à détenir la Raison, et qu’il l’impose à tous. La démonstration logique tire sa force de sa rigueur, mais c’est aussi ce qui fait sa faiblesse. Ce qui est immuable ne s’adapte pas. Un chercheur trop sûr de son fait peut refuser jusqu’à l’aveuglement  d’admettre la réalité la plus limpide. Celui qui se prétend savant, doit donc percevoir les limites de son propre savoir et se remettre sans cesse en question.

Par ailleurs, lorsque la course vers le savoir aveugle le chercheur, elle peut conduire au pire. La recherche scientifique se veut utile. L’homme qui possède un savoir doit aussi mesurer la responsabilité qui lui incombe. Veiller à ce que sa découverte ne serve pas des intérêts qu’il réprouve. En somme, l’homme de science doit consulter sa conscience. 

En conclusion, il semble important pour l’être humain d’apprendre à douter, questionner, chercher. La recherche est exaltante, car elle nous pousse en avant, nous donnant un but. Elle permet à de nouveaux concepts d’être sans cesse créés. Mais elle suppose aussi une certaine humilité: accepter la possibilité que ce en quoi je crois soit faux. Comprendre que toute statue érigée par l’homme, aussi puissante soit-elle, a ses  faiblesses.

Savoir se mettre en danger, laisser vaciller ses certitudes. Savoir redevenir enfant, regarder le monde avec un œil neuf, se débarrasser de ses préjugés. Tout déconstruire pour mieux reconstruire. Se confronter avec soi-même. Affronter ses propres démons, c’est là le plus grand combat, le combat de toute une vie.
« Qui triomphe de lui même possède la force. » ~Lao-Tseu 

K. N. A

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Libéralisme

Larousse premier essaiÇa fait un bout de temps que je n’avais pas écrit.

Je suis en vacances, moment idéal pour me cultiver un peu. Et j’ai donc décidé de me pencher sur la pensée libérale. Je ne suis pas une économiste, je n’ai fait que des études scientifiques (tout juste ai-je consenti à faire 1 année de SES en seconde :p ). Par conséquent j’ai parfois du mal à juger de la pertinence de telle ou telle approche économique. Néanmoins, je suis un être doué d’intelligence (du moins je crois) donc je peux questionner la valeur « morale » ou « éthique » d’une doctrine.

Je vais donc exposer ici ce que j’ai compris de la philosophie libérale et ce que j’en pense. Soyez indulgents, je suis novice 😉

Le libéralisme promeut comme son nom l’indique, la liberté. Liberté individuelle. Chacun fait ses choix en son âme et conscience, dans le but de prospérer et de vivre mieux. La conséquence directe est que l’Etat (ou toute autre institution  ayant du pouvoir) n’a pas à s’immiscer dans les affaires privées, et à tout réglementer. Son rôle principal est de s’assurer que les libertés de chacun soient respectées. Limiter le rôle de l’Etat est important dans la pensée libérale. Il n’y a aucune raison qu’une poignée de personnes, soi-disant issues de l’élite, soient plus à même de juger de ce qui est Bon et Bien ;que la masse populaire.

Par ailleurs, moins on centralise la prise de décisions, plus on donne de chances à de belles  et fructueuses initiatives d’émerger. Si on laisse à chacun la marge de  manœuvre nécessaire pour créer sans entrave, l’entreprise des uns a de fortes chances de profiter à la société en général. Si au contraire on étouffe l’individu sous les  réglementations, la bureaucratie et les impôts, on tue en lui l’envie d’entreprendre. Non seulement on lui met les bâtons dans les roues quand il veut se lancer, mais lorsqu’enfin il y parvient, on le spolie d’une partie du fruit de son travail. Et pour en faire quoi? Subventionner des associations bidon et parfois faire des investissements qu’il n’approuve pas!

Un point aussi me paraît essentiel. On entend souvent parler de méritocratie, autrement dit une société dans laquelle la promotion sociale se fait grâce au travail, où la réussite est proportionnelle au mérite. Or quel mode de pensée est plus compatible avec la méritocratie que le Libéralisme? A l’aune de mes (modestes) connaissances, je n’en vois aucun. La poursuite fanatique de l’égalité est à mon sens une absurdité, je l’ai déjà exposé dans un autre article. L’égalitarisme pousse au nivellement par le bas.  La seule égalité qui vaille est celle des chances. Donner à chacun les mêmes chances à sa naissance, dans la mesure du possible. Et pour cela, une seule manière, lui garantir des libertés  et des droits fondamentaux: pensée, propriété. Des libertés inaliénables qui sont les mêmes pour tous. La voilà, la vraie Egalité.  Un état nounou qui veut préserver ses citoyens de tous les maux bride le génie de ce peuple qu’il prétend protéger, car il décourage l’effort. Lorsqu’on laisse toute latitude à l’humain de prospérer ou de décliner, il est seul responsable de ses actes et de son destin. Il se retrouve donc obligé de se retrousser les manches et de travailler pour avancer. Et le travail créé le travail. Les compétences des uns et des autres se complètent. Ainsi la société avance. Exposé ainsi, cela paraît candide et utopique. Mais enfin essayer de tendre vers un idéal, n’est pas une mauvaise chose non? 🙂

Et la solidarité dans tout ça?  La solidarité est une belle idée qui a été pervertie par les gouvernements dits « socialistes ». La solidarité est un choix, elle n’a de sens et de valeur que si elle s’exprime spontanément. Bien sûr la morale veut que l’on vienne en aide aux plus faibles. Mais franchement quand on voit la gestion qui est faite de l’argent public, on se dit qu’on préfère décider à qui on donne directement, plutôt que de financer un système inique. La corruption qui règne au sein de nombreux gouvernements peut elle seule décourager toute tentative de défendre la toute puissance de l’Etat. D’ailleurs plus l’Etat est tout puissant, plus il attire à sa tête des gens qui ne rêvent que de puissance et se fichent du bien commun. Ces politiques qui dilapident vos économies et vos impôts s’en fichent, ce n’est pas leur argent, ce n’est pas leur vie qu’ils manipulent..

Enfin, le libéralisme me parait le plus à même de lutter contre le totalitarisme. En effet il est le seul à s’opposer à ce que des décideurs soi-disant pétris de bonnes intentions, s’immiscent jusque dans les recoins les plus intimes de la vie privée de chacun. L’enfer est pavé de bonnes intentions comme on dit. L’Etat  par l’intermédiaire de l’Education Nationale ou de la Justice  a souvent tendance à vouloir formater l’individu.  C’est toujours bien qu’une société puisse s’unir autour de valeurs communes, mais cela doit-il s’obtenir par la coercition? Je pense notamment aux lois qui interdisent le négationnisme ou qui punissent les « incitations à la haine », les « injures ». Elles sont discutables ne serait-ce que  parce que la mise en oeuvre des peines est délicate, la définition de ce genre de délits étant très subjective. Personnellement je suis choquée que certains refusent de tirer des leçons de l’histoire et continuent à occulter des faits. Je suis choquée que certains continuent à véhiculer des préjugés racistes. Mais est-ce vraiment à la loi de décider de ce que je dois penser? Qui peut garantir que ceux qui font la loi, sont plus proches de la vérité que moi? Et surtout, en quoi empêcher une opinion d’être exprimée publiquement l’empêche-t-elle réellement de germer dans les esprits?

La mise en application de la philosophie libérale nécessite tout de même une certaine confiance en l’être humain, son sens des responsabilités, son génie potentiel. Une société libérale ne peut être parfaite, car les hommes qui la composent sont imparfaits. Mais le libéralisme m’apparaît comme étant le système le moins mauvais.

K.N.A

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RÉVOLUTION! (ou pas)

Ces dernières semaines ont été quelque peu agitées en France. Les opposants au mariage entre personnes de même sexe entendent ne pas baisser les bras. Manifestations, veillées, ils multiplient les actions plus ou moins spectaculaires, plus ou moins pacifiques.

Plus largement, c’est le climat social en France qui se dégrade. L’insécurité augmente, les français sont de plus en plus pessimistes, la crise semble s’éterniser. Et le gouvernement apparaît dépassé par la situation. Il peine à rassurer les français, et peine à s’imposer. La majorité de gauche s’effrite chaque jour un peu plus, à tel point que les alliés « extrêmes » de François Hollande deviennent ses plus farouches opposants.

La France est dans une situation économique un peu incertaine. Le chômage augmente, les dépenses de l’état sont difficilement maîtrisées. La France étant un poids lourd européen, tous ses voisins regardent avec attention et inquiétude l’évolution de la situation. Dans de telles  conditions, il est important que le Président de la République puisse donner des gages de confiance à ses partenaires, en montrant qu’il maîtrise la situation.

Or que fait Hollande en ce moment? Il réprime des manifestations d’opposants avec une violence fermeté disproportionnée, ce qui donne l’impression que la France risque à n’importe quel moment de basculer dans la guerre civile ou du moins l’insurrection. Il occupe l’opinion avec des broutilles telles que les patrimoines de ses ministres, tente de fomenter une alliance bancale avec les pays du sud de l’Europe  et renonce peu à peu à chacun des engagements pris pendant sa campagne.

En résumé, François Hollande fait peur. Il semble flotter dans un costume trop grand pour lui. On a l’impression qu’un capitaine de pédalo a été propulsé à la barre d’un navire à la dérive qu’il mène droit dans le mur.

Peut-être est-ce une simple impression. Peut-être que les choses vont se calmer et que le Président réussira à « inverser la courbe du chômage » en allant « chercher la croissance ». Mais en politique, l’image est importante. La capacité à rassurer aussi.

Le peuple est inquiet, les opposants se sentent méprisés, le FN se frotte les mains… Certains réclament la démission du Président, d’autres prédisent la dissolution de l’Assemblée…Les uns appellent de leur voeux le passage à la VIe République.  Les autres  envisagent la grève fiscale et veulent faire souffler sur la France  le vent du « Printemps Français ».

Une odeur de (mini) Révolution dans l’air. le point 1789

« Si les hommes savaient par quels petits hommes ils sont gouvernés, ils se révolteraient vite. » Talleyrand

K.N.A

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Ci-gît la République Irréprochable

Il nous avait promis une République sans tâche, une république irréprochable. Pour montrer sa bonne foi, il avait fait signer une charte de déontologie à ses ministres. Force est de constater que ça n’a pas suffi. Jérôme Cahuzac a menti avec aplomb pendant des mois.  Il a menti devant les représentants de la nation, il a trahi les Français. François Hollande fait mine de ne rien avoir su. Mais sa responsabilité est engagée, il était le garant de l’intégrité de ses ministres. Déjà le fait que soient présents dans son gouvernement des personnalités qui avaient eu des démêlés avec la justice, n’était pas un gage de confiance pour les français. L’affaire Cahuzac ébranle un gouvernement déjà affaibli par une incompétence caractérisée. Pour faire diversion, Hollande nous promet une loi de moralisation dont les mesurettes ne suffiront sans doute pas à changer en profondeur un système vicié par la corruption. Les français n’ont plus confiance en la classe politique.  Cette affaire est l’affaire de trop. Le parti socialiste s’est toujours présenté en gardien de la vertu, il a toujours fait comme si le mal se trouvait chez l’autre. Pourtant le tonton Mitterand était loin d’être blanc comme neige. L’affaire DSK a montré que tous ces hommes de Gauche fermaient facilement les  yeux sur les dérives de leurs congénères. Mais la vérité a éclaté.  La Gauche morale est morte. La droite ne va pas se repaître de son cadavre encore frais.  Après tout,  ses représentants ne sont pas parfaits eux non plus.Mais elle a la responsabilité de montrer aux français que non, il n’y a pas de « tous pourris » qui tienne. Elle a le devoir de se montrer irréprochable et de faire des propositions solides pour que cela ne se reproduise plus.

« En politique toute faute est un crime » Eugène Chatelain

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Le Progrès

amour-toujours1.jpgQu’est-ce que le Progrès?

Je pose la question car à chaque fois qu’un hurluberlu quelconque nous présente une innovation, il prétend que celle-ci constitue un progrès.

« Progrès:n.m

1.Amélioration,développement des connaissances,des capacités de quelqu’un.

2.Changement graduel de quelque chose, d’une situation par amélioration ou aggravation  

3.Développement de la civilisation. « Le Petit Larousse 2009

Dans l’imaginaire collectif, le progrès a une connotation positive car « tout ce qui est nouveau est (ou semble) être beau » …Le progrès, c’est la promesse de lendemains plus exaltants (bien qu’un peu inquiétants car débouchant sur l’inconnu).Le progrès pour beaucoup;c’est la promesse d’un monde meilleur.

Mais justement, le « progrès » est-il toujours source de bienfaits? Non,comme nous le montre la deuxième définition ci-avant.

L’invention de la bombe atomique fut une horreur   erreur qui a coûté la vie à des centaines de milliers de victimes.Cette bombe constitue une arme redoutable qui mise entre de mauvaises mains, pourrait causer la perte de l’humanité.De plus son côté dissuasif est contestable.

Mais d’un autre côté,si l’erreur n’avait pas été faite une fois, comment saurions nous que c’est une erreur justement? De plus, l’Energie atomique peut être dangereuse,mais bien utilisée, elle constitue une source d’énergie relativement sûre et économique.

Nous y voilà: l’avancement scientifique a toujours son pendant négatif.Tout dépend de l’Homme qui l’utilise.

« Le souci de l’homme et de son destin doit toujours constituer l’intérêt principal de tous les efforts techniques,ne jamais l’oublier au milieu des diagrammes et des équations. » Albert Einstein

L’Homme avec un grand H.Celui qui est doué de raison, de morale, d’éthique et qui est animé par l’ambition de faire avancer l’humanité dans le bon sens.

Le bon sens justement, parlons en. Il est selon Descartes « la chose au monde la mieux partagée;car chacun pense en être bien pourvu. »

Chacun de nous pense donc agir avec « bon sens ». Chacun de nous pense donc pouvoir, après avoir raisonné, déterminer ce qui est bien ou mal, ce qui constitue une avancée ou au contraire un régression.Pourtant ce qui nous apparaît comme étant un progrès, ne l’est pas forcément aux yeux des autres. Parce que nous n’avons pas tous les mêmes valeurs, ou du moins, pas la même échelle de valeurs..

Tout est question d’individu,de culture, de société( dans laquelle on vit) et donc de civilisation.

Nous touchons là au coeur du problème. Le monde se globalise et a de plus en plus tendance à ressembler à une sorte de grand village.Ceci est dû,chacun le sait, au développement des moyens de transport et de communication. Mais si les voitures ,les trains, les avions abolissent les distances physiques ,il est une autre distance qu’il est plus délicat de supprimer.Celle entre les esprits, les valeurs, les cultures..bref celle entre les civilisations.

« Civilisation : n.f  2. Ensemble cohérent de sociétés ou de cultures,ensembles de caractères sociaux,culturels,etc. qu’elles partagent. » Le Petit Larousse 2009 

Lorsque deux civilisations se rencontrent, il y a trois cas possibles.

Soit les deux sont ouvertes, tolérantes et pacifiques, auquel cas elles s’enrichissent mutuellement.

Soit l’une est pacifique et ouverte, et l’autre totalitaire et fasciste, auquel cas la première se fait « manger » par la seconde ( pendant un temps seulement, le fascisme est un système fragile).

Ou alors les  deux sont totalitaires et l’affrontement par les armes est inévitable jusqu’à ce que la plus « forte » l’emporte.

Aujourd’hui les pays dits « occidentaux » se présentent comme les défenseurs d’une certaine civilisation très humaniste, et Droits-de-l’hommiste qui met la liberté et l’égalité des citoyens au coeur de son projet.Une civilisation qui a érigé des principes qui,selon elle, sont universels.C’est là sa cause, son idéal, et je dirais même, sa religion..

Au Moyen-Orient, dans la péninsule arabique, l’emprise du Divin est encore importante.La société n’est pas encore totalement humaniste ( au sens de centrée sur l’Homme) mais toujours soumise au divin.Divin que certains hommes rusés manipulent allègrement.

Chacune de ces civilisations a ses extrêmes.Des férus de libertés anarchistes,des égalitaristes forcenés dans la première,des fous de Dieu (enfin des lavés-du-cerveau-à-qui-on-a-dit-que-Dieu-a-dit-que..) dans l’autre.

Chacune de ces civilisations pense avoir raison.Elle n’hésite pas à prendre les armes pour défendre les principes qui lui sont chers et qu’elle a placés au rang d’idées transcendantes qui sont éminemment supérieures à toute autre considération.

Mais qui est plus juste que l’autre?Quelle civilisation n’a pas ses perversions?Qui peut prétendre détenir la Vérité Absolue? Finalement qu’est-ce que l’humanité,quel est l’idéal commun que partagent les êtres humains?

K.N.A

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